Mise en demeure pour loyer impayé : modèle de lettre et procédure
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- Modèle LRAR prêt à copier avec mentions obligatoires.
- Délai de 8 jours jugé raisonnable par les tribunaux.
- Mention « Mise en demeure » déclenche les intérêts légaux.
- Envoi en LRAR ou LRE qualifiée, valeur juridique identique.
- Blocs 1 à 6 détaillés pour éviter toute contestation devant le juge.
Modèle de lettre de mise en demeure pour loyer impayé à copier
- Modèle à copier immédiatement Bloc prêt à l’emploi pour réclamer les loyers impayés en LRAR (lettre recommandée avec accusé de réception).
- Mentions obligatoires : identité, bail, décompte Chaque élément manquant peut rendre la lettre contestable devant le juge.
- Objets : « Mise en demeure de payer » Mention explicite qui déclenche les intérêts légaux dès réception.
- Bloc 1 : coordonnées bailleur et locataire Nom, prénom, adresse complète des deux parties, et SIREN pour un bailleur personne morale.
- Bloc 2 : références complètes du bail Date de signature, adresse du logement loué et date d’entrée dans les lieux.
- Bloc 3 : décompte détaillé des impayés Chaque échéance impayée avec sa date, le montant du loyer principal et les charges récupérables distinguées.
- Bloc 4 : délai de paiement à respecter 8 jours après réception recommandés, soit un délai jugé raisonnable par les tribunaux.
- Bloc 5 : rappel des conséquences légales Mention de la clause résolutoire (article 24 de la loi du 6 juillet 1989) et de l’engagement d’une procédure d’expulsion.
- Bloc 6 : signature et coordonnées complémentaires Signature datée, téléphone, email et éventuelle référence de la garantie Visale.
- Envoi : LRAR ou LRE qualifiée La lettre recommandée électronique a la même valeur juridique depuis le décret du 9 mai 2018.
- Version PDF et Word téléchargeable Formats disponibles pour adaptation à votre situation personnelle.
Modèle prêt à copier en LRAR
Expéditeur : [Votre prénom et nom] [Votre adresse complète] [Téléphone / Email]
Destinataire : [Prénom et nom du locataire] [Adresse du logement loué]
Objet : Mise en demeure de payer vos loyers impayés
Monsieur, Madame,
Par la présente, je vous mets en demeure de régler la somme de [montant total] euros au titre des loyers et charges impayés, dont le détail figure ci-dessous :
[Date de l’échéance 1] [Montant du loyer] + [Charges] : [total]
[Date de l’échéance 2] [Montant du loyer] + [Charges] : [total]
[Date de l’échéance 3] [Montant du loyer] + [Charges] : [total]
Conformément à l’article 7 de la loi du 6 juillet 1989 et à l’article 1344 du Code civil, je vous accorde un délai de 8 jours à compter de la réception de cette lettre pour vous acquitter de cette somme.
À défaut de paiement dans ce délai, je me verrai contraint de faire délivrer un commandement de payer par commissaire de justice, puis d’engager une procédure judiciaire pouvant aboutir à la résiliation du bail et à votre expulsion.
Je vous prie d’agréer, Monsieur, Madame, mes salutations distinguées.
[Signature] [Votre prénom et nom] [Date]
Relance amiable avant la mise en demeure pour impayé de loyer

Avant d’envisager une procédure formelle, la relance amiable est une étape précieuse pour préserver la relation locative. Dès J+5 à J+10 après l’échéance impayée, un appel téléphonique, un SMS ou un email suffit souvent à débloquer la situation. Cette première prise de contact, simple et courtoise, permet de comprendre l’origine de l’impayé (problème bancaire, oubli…).
Si le retard persiste, envoyez un courrier de relance simple entre 20 et 25 jours après l’échéance, puis une lettre recommandée. À ce stade, un échéancier de paiement négocié à l’amiable reste la solution idéale pour éviter un contentieux coûteux. Profitez-en aussi pour vérifier vos garanties : détenez-vous une caution solidaire, une garantie Visale ou une assurance loyers impayés ?
Une fois le paiement effectué, vous pouvez maintenir la relance avec un délai raisonnable de 15 jours après l’échéance pour confirmer la réception des fonds. Si le locataire ne réagit pas malgré ces rappels, la mise en demeure en recommandé avec accusé de réception (LRAR) constitue alors la première étape écrite formelle ; elle matérialise la preuve de votre démarche en vue d’un éventuel commandement de payer.
Procédure après la mise en demeure pour loyer impayé (commandement de payer, assignation, expulsion)
| Étape | Délai à respecter | Références légales |
|---|---|---|
| Envoi de la mise en demeure | J+20 à J+25 après l’échéance impayée | Article 1344 du Code civil |
| Commandement de payer | 2 mois pour régulariser (location vide) 1 mois en location meublée 6 semaines pour baux signés après le 29/07/2023 |
Article 24 de la loi du 6 juillet 1989 |
| Information de la caution | 15 jours après le commandement | Article 24, loi du 6 juillet 1989 |
| Assignation devant le juge | Audience environ 1 mois après l’assignation | Code des procédures civiles d’exécution |
| Commandement de quitter les lieux | 2 mois pour quitter le logement après jugement | Article L. 412-1 du Code des procédures civiles d’exécution |
| Expulsion effective | Suspendue du 1er novembre au 31 mars (trêve hivernale) | Article L. 412-6 du Code des procédures civiles d’exécution |
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Si la mise en demeure reste sans effet à l’expiration du délai accordé (généralement 8 à 15 jours), le bailleur doit passer à l’étape suivante : la délivrance d’un commandement de payer par un commissaire de justice. Ce document officiel déclenche la clause résolutoire prévue à l’article 24 de la loi du 6 juillet 1989. Le locataire dispose alors de 2 mois pour s’acquitter de l’intégralité de la dette (loyers, charges et frais). Ce délai passe à 6 semaines pour les contrats signés après le 29 juillet 2023. Une fois le commandement délivré, le bailleur doit informer la caution solidaire dans un délai de 15 jours, sous peine de ne pouvoir lui réclamer le paiement.
À l’expiration du délai de 2 mois sans paiement, le bailleur peut assigner le locataire devant le juge. L’audience se tient généralement 1 mois après l’assignation. Le juge peut accorder des délais de paiement, mais si la dette persiste, il prononce la résiliation du bail et l’expulsion. Le locataire reçoit alors un commandement de quitter les lieux, lui laissant 2 mois pour partir. Durant cette période, l’exécution de l’expulsion reste possible, sauf pendant la trêve hivernale qui suspend toute expulsion du 1er novembre au 31 mars. L’huissier ne peut intervenir qu’entre 6 heures et 21 heures. En cas de procédure collective du locataire (redressement ou liquidation judiciaire), le bailleur doit déclarer sa créance dans un délai de 2 mois, conformément à l’article L. 622-21 du Code de commerce.
Cadre juridique de la mise en demeure pour loyer impayé : Code civil et loi du 6 juillet 1989
La mise en demeure puise son fondement dans l’article 1344 du Code civil, qui oblige le créancier à notifier formellement son débiteur avant toute action en justice. Dans le cadre locatif, cette obligation s’articule avec l’article 7 de la loi du 6 juillet 1989 qui impose au locataire de payer les loyers aux termes convenus.
L’article 24 de la loi du 6 juillet 1989 encadre la clause résolutoire et prévoit l’information de la caution sous 15 jours après la délivrance d’un commandement de payer. Pour les baux commerciaux, l’article L. 145-41 du Code de commerce exige une mise en demeure préalable de 1 mois avant toute clause résolutoire.
Attention aux situations particulières : l’article L. 622-21 du Code de commerce suspend les poursuites en cas de procédure collective du locataire, et la loi du 27 juillet 2023 a renforcé la protection des propriétaires en simplifiant les recours. Une mise en demeure conforme à ces textes sécurise l’ensemble de votre procédure.
Délai de paiement à accorder dans la mise en demeure après impayé de loyer
Délai raisonnable recommandé dans la lettre de mise en demeure
Le choix du délai accordé au locataire dans votre mise en demeure est un levier stratégique : trop court, il affaiblit votre dossier devant le juge ; trop long, il retarde le recouvrement de votre créance. La pratique des tribunaux et les modèles professionnels s’accordent sur une fourchette de 8 à 15 jours après réception de la lettre.
Par défaut, la plupart des modèles de mise en demeure pour loyer impayé prévoient un délai de 8 jours. Cette durée est considérée comme raisonnable par les tribunaux : elle laisse au locataire un temps suffisant pour réunir les fonds ou contester le décompte, sans pour autant prolonger inutilement votre attente. En dessous de ce seuil, le risque juridique augmente sensiblement.
- 48 heures : délai jugé excessivement court par les tribunaux, risque d’abus dans l’exercice de vos droits
- 8 jours : délai par défaut utilisé dans les modèles de mise en demeure pour loyer impayé
- 8 à 15 jours : fourchette raisonnable retenue par la jurisprudence pour valider la procédure
- Délai tribunal : le juge apprécie la durée accordée au regard de la situation du locataire
Un délai de 48 heures expose votre mise en demeure à une contestation devant le juge, qui pourrait la juger abusive et retarder l’ensemble de la procédure. Pour un bailleur, l’objectif n’est pas la vitesse, mais l’efficacité juridique. En cas de mise en demeure jugée trop courte, vous devrez recommencer la procédure depuis le début, avec un délai supplémentaire perdu.
Différence avec le délai du commandement de payer pour recouvrement
La mise en demeure et le commandement de payer ne poursuivent pas le même objectif, et leurs délais diffèrent. La mise en demeure est une demande amiable : elle ouvre un délai de paiement court de 8 à 15 jours et marque officiellement votre volonté de recouvrer les sommes dues.
Le commandement de payer, délivré par un commissaire de justice, est une procédure judiciaire. Il accorde au locataire un délai de 2 mois pour régulariser sa situation et bénéficie d’une réduction à 6 semaines pour les baux signés après le 29 juillet 2023. Ce délai long s’explique par la gravité des conséquences : à son expiration sans paiement, la clause résolutoire du bail est acquise et le locataire peut être expulsé.
Le tableau ci-dessous résume les différences entre les deux étapes :
| Élément | Mise en demeure | Commandement de payer |
|---|---|---|
| Nature | Amiable | Judiciaire |
| Intervenant | Bailleur | Commissaire de justice |
| Délai de paiement | 8 à 15 jours | 2 mois |
| Baux après 29/07/2023 | 8 à 15 jours | 6 semaines |
| Conséquence en cas d’impayé | Envoi commandement | Clause résolutoire acquise |
Concrètement, une mise en demeure avec un délai de 8 jours à partir de la réception de la lettre constitue un équilibre fiable entre recouvrement rapide et solidité juridique. En cas de silence du locataire passé ce délai, vous pouvez engager la phase judiciaire sans attendre.
Structure type et mentions obligatoires de la mise en demeure pour loyer impayé
Blocs de la lettre de mise en demeure : en-tête, objet, décompte, conséquences
- En-tête : coordonnées complètes du bailleur et du locataire
- Références du bail : date de signature et adresse du logement
- Objet : mention explicite « Mise en demeure de payer »
- Décompte : chaque échéance impayée avec date et montant
- Charges récupérables : distinguées du loyer principal
- Conséquences : clause résolutoire et commandement de payer
- SIREN : obligatoire si le bailleur est une personne morale
La mise en demeure pour loyer impayé doit respecter une structure précise pour être valable devant un tribunal. L’en-tête identifie les deux parties avec précision : nom, prénom, adresse complète. Pour un bailleur personne morale, le SIREN doit apparaître, comme pour toute correspondance officielle.
Les références du bail sont indispensables : date de signature, adresse du logement loué. L’objet doit être explicite avec la mention « Mise en demeure de payer vos loyers » une formulation vague risquerait de faire perdre sa valeur juridique à la lettre.
Modalités d’envoi : LRAR ou lettre recommandée électronique (LRE)
Le décompte détaillé constitue le cœur de la lettre : chaque échéance impayée doit apparaître avec sa date et son montant exact. Les charges récupérables sont présentées séparément du loyer principal pour éviter toute contestation. Enfin, la section conséquences rappelle la clause résolutoire prévue à l’article 24 de la loi du 6 juillet 1989 et la possibilité d’un commandement de payer délivré par commissaire de justice.
L’envoi s’effectue en lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) ou en lettre recommandée électronique (LRE). Depuis le décret du 9 mai 2018, la LRE qualifiée possède la même valeur juridique que la LRAR traditionnelle. Elle offre un accès au service en ligne 24h/24 et 7j/7 et permet de conserver une preuve d’envoi et de réception horodatée un avantage pratique pour constituer un dossier solide.
FAQ Questions fréquentes sur la mise en demeure pour loyer impayé
La mise en demeure est-elle obligatoire avant le commandement de payer ?
Non, la mise en demeure n’est pas obligatoire avant le commandement de payer. Vous pouvez directement faire délivrer un commandement de payer par un commissaire de justice, qui constitue la première étape judiciaire pour recouvrer les loyers et résilier le bail.
Quel est le délai de paiement à accorder au locataire dans la mise en demeure ?
Un délai de 8 à 15 jours est généralement recommandé dans la lettre de mise en demeure. Ce délai court à partir de la réception du courrier recommandé. Passé ce délai, vous pouvez engager la procédure de commandement de payer.
Que se passe-t-il si le locataire quitte le logement sans payer les loyers ?
La mise en demeure reste utile même après le départ du locataire. Elle interrompt la prescription et constitue une preuve écrite de votre réclamation. Vous devrez ensuite saisir le tribunal pour obtenir un titre exécutoire et faire pratiquer une saisie sur ses biens ou son salaire.
La caution solidaire peut-elle être mise en demeure de payer les loyers ?
Oui, la caution solidaire peut être mise en demeure de payer les loyers impayés. Vous devez lui adresser une lettre recommandée avec accusé de réception, en joignant le décompte des sommes dues. Une simple mise en demeure adressée au locataire ne suffit pas pour actionner la caution.
